04/06/2008

Cas concret réanimation

Le frère d’un patient intubé ventilé en service de réanimation demande à l’équipe s’il peut ramener un objet important à ses yeux pour la guérision de son frère. Celui-ci doit être placé à proximité du patient.

L’équipe accepte.

Le lendemain le frère ramène une grande branche avec des rubans noués dessus.

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Quel aurait été votre réaction vis à vis de cet objet ?

 

 

02/06/2008

Révisions

En ce moment ma vie se résume à :

Me lever

Aller en cours

Réviser

Me coucher… et ainsi de suite !

Je commence à saturer !
 
"Quand j'srai grande j'srai infermière!" (avec une voix de petite gamine!!) 

28/05/2008

Quand je parle de ma passion, moi je dis « nous »

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On s’est connu au jeunes sapeurs-pompiers, au sport
On s’est jaugé, on s’est parlé, ces petits débuts qui valent de l’or
La vie a fait qu’on s’est revus
L’envie a fait qu’on est restés ensemble autant qu’on a pu
Sentant que ça allait nous booster
On a su dès nos débuts qu’y avait quelque chose de spécial
Mes collègues m’ont convaincu que leur présence m’était cruciale
Alors on se souffle dans le dos pour se porter les uns les autres
On s’est compris sans même s’entendre chaque fois qu’on a commis de fautes
Et puis c’est en équipe qu’on a traversé les inters
Et les étés ensoleillés, les barres de rire et les galères
Ils me sont devenus indispensables comme chaque histoire a ses héros
Ils sont devenus mes frangins, mes copains , mes frérots
On forme un bloc où l’intégrité ne se pratique pas à moitié
Et je reste entière aussi parce qu’ils ne m’ont jamais diminué
Au cœur de cette caserne ils m’ont bien ouvert les yeux
Pour éviter les pièges à loup des jaloux envieux de notre jeu
J’aurai jamais assez de salive pour raconter tous nos souvenirs
Ils ont squatté dans mon passé et seront acteurs de mon avenir
On a tellement d’histoires ensemble que j’ai l’impression d’avoir cent ans
On se dépense beaucoup sous l’œil parfois inquiet de nos proches
L’adversité on la connaît, on en a fait un parent proche
On a tellement squatté à la caserne qu’on croirai qu’on y habitais
C’était notre coffre fort, où toutes nos idées s’abritaient
Avec eux j’ai moins de failles, avec eux je me sens de taille
Avec eux on a écrit quelques belles pages de notre histoire
Et je vous assure que c’est pas fini, suffit de nous voir pour le croire
A vouloir faire des trucs ensemble en fait ce qu’on a le mieux réussi
C’est de fabriquer une amitié, potes à perpète et sans sursis
Avec eux on se cherche tout le temps
On est toujours aux quatre cents coups
Je crois que c’est avec eux que j’ai passer le plus de soirées
Certaines en inters, d’autres bien réussies, la plupart à se marrer
Leur présence m’est essentielle, elle aide à se tenir debout
Notre rêve se conjugue au pluriel
Cette passion c’est une autoroute avec de belles destinations
Elles sont toutes bien indiquées et ça devient vite une addiction
Ça ressemble un peu à l’amour mais en moins dur je vais m’expliquer
C’est plus serein, moins pulsionnel donc forcément moins compliqué
Parait que l’entourage ça change vachement et que t’as la cote
C’est pour ça que c’est rassurant d’évoluer avec ses potes
Quand je parle de ma passion, moi je dis « nous »
 
 Petit texte que j'ai fait en modifiant les paroles de la chanson "avec eux" de grand corps malade.

10:19 Écrit par M dans Pompier | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : passion, sapeur-pompier |  Facebook |

25/05/2008

Les petites aventures de mes gardes!

Ce qu’il y q de bien dans ma garde c’est qu’on rigole bien… tu peux être sur qu’à chaque garde il y en a une de faite !

En voici quelques exemples :

 

Un soir de retour d’inter environ 2h du mat d’un magnifique feu de poubelle (humm inter de folie !) le conducteur du fourgon a décidé de remplir le peu d’eau que l’on avait utilisé de la tonne par le trou d’homme avec le tuyau d’arrosoir… pour mettre un peu plus de pression il tord le tuyau … et hop l’embout dans la tonne … dommage l’embout ne flotte pas !

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Obligé de vider la tonne et démonter la plaque de compartiment pour le récupérer… !

 

Dimanche dernier… on pars faire une reconnaissance de secteur avec le CCR (camion citerne rural) et CCF (camion citerne feu de forêt) tout va bien on rentre… nickel… peu de temps après le chef de garde pars chercher quelque chose chez lui, il appelle à la caserne en disant qu’il a retrouvé une roue du dévidoir du CCR sur le chemin ! en effet il en manquais une !

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Une autre garde on pars faire de la conduite avec le nouveau VSAV (véhicule de secours et d’assistance aux victimes autrement dit l’ambulance) et le FPTGP (fourgon pompe tonne grande puissance) le chef de garde nous emmène dans les petits chemins comme il en a l’habitude… c’est lui au volant du VSAV (tout neuf de la semaine d’avant) en voulant faire demi tour il a  failli le mettre dans le talus glissant et boueux… on s’est mis à sept pour le pousser. Heureusement le VSAV n’a aucune séquelle par contre je vous raconte pas la gueule de nos tenues après !

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Sans parler le la manœuvre lance à mousse où l’on recouvre la cour de la caserne de mousse, ou de l’EPSA 30m (échelle pivotante semi automatique) qui reste coincée lors d’une manœuvre et que nous devons reployer à la manivelle !


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14:09 Écrit par M dans Pompier | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : pompier, gardes |  Facebook |

14/05/2008

T.F.E

En 2ème année nous avons une introduction au TFE (Travail de fin d’étude) en vue de l’obtention du diplôme d’état…

J’ai déjà une vague idée du sujet que j’aimerai bosser :

La place du soins relationnel en urgence.

Je n’ai pas encore vraiment de situation interpellante au niveau infirmier.

J’attend avec impatience mon stage aux urgences… !

 

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16/04/2008

Etre là au moment crucial

C’est une de mes dernières matinée dans le service de chir viscéral/gastro (hummm quelle bonne odeur dans ce service !) c’est un peut le bronx dans les soins… des coup de téléphones par ci, des sonnettes par là… bref j’essai de pallier du mieux que je peut à cela en aidant les infirmières (sans compter que normalement je ne suis que stagiaire… !)

Et bien sur, une urgence… par dessus sa… de toute façon les choses comme ça sa n’arrive pas quand un service est calme !

Le petit fils du Mr de la chambre 601 m’interpelle. Je fais vite pour venir car il semble paniqué.

Mr M est en soins palliatifs. Il donne son dernier souffle devant sa femme (très au clair sur la situation de son mari), son petit fils (environ 18 ans… bouleversé, dans le déni face à la situation présente) et moi.

Le petit fils de Mr M lui tiens la main et l’encourage à se battre… alors que tout est déjà terminé la respiration qu’il peut voir son des gaspes… à ce moment là mon rôle est de lui faire comprendre qu’il faut lui dire au revoir…

 

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Je me suis sentie un peu désarmée n’ayant jamais eu d’expérience en la matière, je suis donc allée chercher l’infirmière du secteur qui entre temps avait commencé les visites parce que le chir était arrivé plus tôt que prévu…

La prise en charge des personnes en soins palliatif dans n’importe quel service de l’hôpital est difficile. Les soins sont spécifiques et demandent du temps, la prise en charge est double : la personne et son entourage…

Je pense que l’on ne nous parle pas assez de ces situations qui sont pourtant fréquentes (autant pour la prise en charge en palliatif, que pour la prise en charge du deuil).

30/03/2008

La misère et la violence sont partout

Une nuit de garde, le bip sonne avec le message « malaise lieu non protégé », je me rend à la caserne et regarde l’ordre de départ pour avoir un peu plus de précisions « crise d’épilepsie, jeune femme de 16ans ».

L’intervention se situe dans des bâtiments communaux servant de logements sociaux… logements insalubres et mal chauffés.

Nous arrivons, l’atmosphère est un peu tendue et hostile. Dans l’appartement il y a deux gros chiens attachés qui aboient juste à coté de moi qui m’occupe de la jeune fille. Il y a aussi la maman et deux hommes qui ont l’air d’avoir bu et qui crient sur la fille pour qu’elle se réveille.

La victime est allongée sur le sol crade au possible avec sur elle une couverture sale et moisie. J’essai de me concentrer sur elle et de zapper les chiens et les personnes bruyantes. Je comprend rapidement qu’elle simule un état d’inconscience puisqu’elle répond à mes stimulations et pas à celles des autres.

J’avais ma main dans la sienne tout le long de l’intervention et un climat de confiance s’est instauré juste par le toucher.

Quand nous descendons je vois que mon chef d’agrès avec les larmes aux yeux et je ne comprends pas… je lui demande ce qu’il y a et il me répond : « quand je suis rentré ils lui donnaient des coups de pieds dans la tête c’est pour sa que j’ai fait venir les gendarmes ».

Tout s’explique, cette jeune fille a simulé une crise pour échapper à tout sa…