19/10/2010

Les femmes dans la santé

Incroyable...!

J'ai été repérée par une journaliste d'une chaine TV grace à ce blog pour faire un documentaire sur les femmes dans la santé.

Le tournage c'est bien passé!

 

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16/04/2008

Etre là au moment crucial

C’est une de mes dernières matinée dans le service de chir viscéral/gastro (hummm quelle bonne odeur dans ce service !) c’est un peut le bronx dans les soins… des coup de téléphones par ci, des sonnettes par là… bref j’essai de pallier du mieux que je peut à cela en aidant les infirmières (sans compter que normalement je ne suis que stagiaire… !)

Et bien sur, une urgence… par dessus sa… de toute façon les choses comme ça sa n’arrive pas quand un service est calme !

Le petit fils du Mr de la chambre 601 m’interpelle. Je fais vite pour venir car il semble paniqué.

Mr M est en soins palliatifs. Il donne son dernier souffle devant sa femme (très au clair sur la situation de son mari), son petit fils (environ 18 ans… bouleversé, dans le déni face à la situation présente) et moi.

Le petit fils de Mr M lui tiens la main et l’encourage à se battre… alors que tout est déjà terminé la respiration qu’il peut voir son des gaspes… à ce moment là mon rôle est de lui faire comprendre qu’il faut lui dire au revoir…

 

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Je me suis sentie un peu désarmée n’ayant jamais eu d’expérience en la matière, je suis donc allée chercher l’infirmière du secteur qui entre temps avait commencé les visites parce que le chir était arrivé plus tôt que prévu…

La prise en charge des personnes en soins palliatif dans n’importe quel service de l’hôpital est difficile. Les soins sont spécifiques et demandent du temps, la prise en charge est double : la personne et son entourage…

Je pense que l’on ne nous parle pas assez de ces situations qui sont pourtant fréquentes (autant pour la prise en charge en palliatif, que pour la prise en charge du deuil).

23/03/2008

L'influence de la famille sur nos soins

Stage en service de chirurgie viscérale. Un jeune patient de 18 ans est là pour une déchirure de la vessie suite à un coup de bâton de ski, les suites opératoires ce sont compliquées en péritonite. Il a donc été opéré deux fois.

Le jeune homme est réticent à ce que je lui fasse les soins car il a vu sur ma blouse « étudiante infirmière »… je change ses perfs, je fais une prise de sang et il s’étonne que je la réussisse… (je reste calme car je comprends son doute, ce qui me gène un peu ce sont les petites remarques à mon égard…) j’ai remarqué à cette occasion que ce patient est angoissé.

Quelques matins plus tard  nous venons pour lui faire les soins et il y avait sa mère. Elle est visiblement désemparée et très angoissée ce qui peut se comprendre dans la situation. Son fils est douloureux, nous faisons le nécessaire en antalgique intra veineux.

Je remarque aussi qu’il a du mal à se calmer et que la douleur ne baisse pas, ce qui angoisse encore plus la mère qui nous suit partout dans le service pour nous dire que son fils à mal…

L’infirmière rajoute un antalgique et me demande de lui faire une prise de sang qui est prévue.

Je prépare mon matériel, entre dans la chambre demande à la dame de sortir le temps du soins.

Je repère ma veine et je pique. Avant même d’enfiler le tube je sens que je vais me louper (pourtant il a des veines fines mais qui se voient bien) … résultat j’ai un peu de sang et très vite plus rien et mon aiguille ressort sans même que je l’enlève… je trouve sa étrange et vu la situation je passe la main à ma collègue déçue de ma prestation. Dans ma tête j’analyse et je pense que l’angoisse de la mère majorait l’angoisse du fils ainsi que sa douleur. Au moment de la prise de sang j’ai senti aussi cette angoisse m’envahir ce qui m’a certainement déstabilisé dans mon soin.

Ce sont ces petites expériences de soignants qui nous font avancer et comprendre que l’environnement est un facteur qui peut influencer dans la réussite de nos soins.

04/03/2008

L'inconnu fait peur

Le monde de la maladie mentale fais peur à la plupart des gens. Et je dois avouer qu’avant d’avoir fait un stage auprès des personnes autistes, trisomiques… ayant un retard mental important, moi aussi j’avais du recul vis à vis de ces personnes tout simplement parce que je ne connaissais pas du tout le milieu. Et oui, l’inconnu fait peur.

Et pourtant, j’ai découvert d’autres moyens de communication qui sont bien plus fort, bien plus expressifs… Certes il y a de la violence, certes il y a du repli sur soi mais il y a aussi beaucoup d’amour, de reconnaissance et de spontanéité. Ces personnes sont très attachantes et vous donnent beaucoup.

Je me rappel de Nany que je ne pouvais pas approcher au début de mon stage, il m’étais impossible d’entrer en communication avec lui… petit à petit nous nous sommes apprivoisés comme le petit prince et le renard et au fil du temps nous avons appris à nous connaître et un beau jour il est venu vers moi, à la fin de mon stage il me laissais même lui donner la douche… Nany je l’ai vu évoluer et faire de nombreux progrès en un mois… même l’équipe n’en revenais pas !

 

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Il y a eu aussi Raph qui montre ses sentiments avec tellement d’expressions ! Quand il est en colère… il balance tout ! quand il veut nous montrer de l’affection il nous serre dans ses bras tellement fort qu’on ne peut plus bouger ! C’est comme sa que j’ai faillit me faire étrangler… mais comment lui en vouloir lui qui voulait me montrer de l’affection, lui qui n’a aucune notion du danger.

Ce ne sont que deux exemple parmi les nombreux moments de joie et de bonheur que j’ai vécu.

Ce stage que j’appréhendais tellement m’a en fait fais grandir, il n’a pas été facile au début mais il valait vraiment le coup…

 

29/02/2008

L'énergie du soin relationel

Stage avec les infirmières libérales. Nous sommes mardi, c’est la première fois que nous nous rendons chez Mr D. Nous venons pour lui apprendre à se faire dextro et insuline. A peine entrée dans sa demeure que je sens comme une tension, un mal aise.

L’infirmière et moi nous rendons dans la cuisine où se trouve Mr D et sa femme.

-         « Bonjour, comment allez vous ? »

-         « Oh, c’est pas la grande forme »

-         « Ah bon pourquoi ? qu’es ce qui vous arrive ? »

-         « Je viens d’apprendre que j’ai un cancer du poumon… »

Son diabète avait été découvert à la suite du diagnostic du cancer… nous ne savions absolument pas qu’il était atteint de cette maladie.

Nous venons plusieurs fois par jour pour les soins.

Le vendredi de la semaine, nous venons comme à notre habitude sur les cou des 11h chez Mr D. Nous sommes restés plus longtemps pour parler, Mr D n’allait pas très bien (aussi bien sur le plan psychologique que sur le plan somatique).

Quand je suis ressortie de la maison, j’étais extrêmement fatiguée… comme si Mr D avait puisé dans mon énergie…

A midi après la permanence, je passe à la caserne faire mon petit tour, et je vois un ordre de départ pour une intervention arriver…

« Mr D, 61 ans, arrêt cardio-respiratoire, départ flash »

J’indique à mon collègue l’adresse exacte pour qu’ils arrivent le plus rapidement possible sur les lieux… mais je savais intérieurement que c’était déjà finit pour lui, comme si Mr D nous avait dit au revoir tout a l’heure en captant notre énergie…

Mr D est décédé ce jour.

Suite à cette situation j’ai compris que le soin relationnel prend beaucoup d’énergie notamment dans l’accompagnement d’une personne dont la fin est proche.

Je ne vous ai parlé que de Mr D, mais le soin relationnel ne s’arrête pas à Mr D, mais bien à la personne malade et à son entourage.

28/02/2008

Les aléas du libéral

Stage avec les infirmières libérales dans un patelin à côté de chez moi. Nous sortons de chez un touriste qui s’était cassé la patte. Petit problème, la voiture qui ne démarre pas… ! Nous somme au sommet du village et à 11h30 on doit être à la permanence au cabinet ! Il est 11h15 on avait pour une fois de l’avance !

L’infirmière appelle sa collègue pour qu’elle assure la perm… manque de bol elle n’est pas au village ! Elle appelle ensuite son père mécano pour qu’il vienne nous dépanner et téléphone chez le dentiste d’à côté pour qu’il laisse un mot sur la porte du cabinet.

On a pensé à tout… maintenant il faut qu’on redémarre !

Nous arrivons au cabinet à 11h50 !… point d’avance !

Le lendemain nous avons rdv devant la caserne, cette fois ci elle avait pris une autre voiture… pour être sur de bien redémarrer ! on fait 500m et bam ! le câble de l’accélérateur qui lâche !

La poisse jusqu’au bout !!

Nous avons finit la journée avec ma voiture !

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26/02/2008

Une sonde U qui m'a scotché!

Parfois je me demande ce qui se passe dans la tête de certains patients… !

Je me rappelle d’une situation qui m’a fais rire… c’était en service de soins externe stage de chirurgie dans une clinique, un Mr viens parce qu’il a un souci avec sa sonde urinaire depuis qu’il est rentré chez lui… !

-         « Je viens vous voir parce que le tuyau que vous m’avez mis… ben il fuit ! puis j’ai l’impression que le tuyau il tient pas »

-         « Ah bon ! la sonde vous fais mal ? »

-         « non non ! »

-         « Où est ce que sa fuit Mr ? »

-         « Ben dans le slip »

Je soulève le pantalon pour regarder le sac, les urines étaient normales.

Je demande au patient de se déshabiller pour que je puisse regarder avec l’infirmière ce qui ne va pas avec la sonde. J’appelle l’infirmière car moi et les sondes sa fais 2 à cette époque j’étais en 1ère année…

Nous entrons dans la salle d’examen et le patient nous dit ;

-         « Pour limiter un peu les fuites et pour pas que le tuyau parte j’ai mis du scotch »

On se regarde un peu étonnée avec l’infirmière et on va voir… !!!

Eh oui … ! il avait bien entouré la sonde urinaire et la verge avec du scotch… et pas du sparadrap hypoallergénique comme on peu trouver dans les services… mais avec du scotch d’électricien… qui colle bien ! ah bah la elle voulait pas partir la sonde !!  Je  vous laisse imaginer le désastre!

Je vous dis pas le temps qu’on a mis pour déballer le tout !

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Toujours dans le même service, mais un matin où les consultations étaient de la traumato, un patient arrive avec son plâtre au pied droit, le plâtre dans un état… tout noir avec de la terre, les pieds… dans le même état de saleté… je ne vous parles pas de l’odeur… !

-         «  Mr, vous savez que vous n’avez pas le droit de marcher avec ce plâtre »

-         « Oui je sais bien mais j’avais les champs à finir ! »

Ce qui explique bien des choses !!

En guise de chaussure il avait coupé une botte et l’avait entouré des câbles d’électricité pour la faire tenir !

 

J’ai remarqué que les anciens ne manquent pas d’idée en ce qui concerne le système D !