07/12/2010

Un caprice de maman

4h30 du matin, nous nous rendons dans un quartier riche pour un garçon de 5 ans qui fait une crise d'asthme.

Arrivé sur pace, un magnifique et gigantesque appartement. On pourrai dormir à 5 dans le lit du gamin.

L'état de l'enfant est rassurant et le medecin décide de le transporter à l'hopital pour surveillance sans médicalisation du transport. Il part donc avec nos collègues pompiers.

La maman demande au chef d'agrès s'ils peuvent mettre le "pin pon" pour son enfant, et qu'il voit le camion rouge.

Le chef d'agrès lui répond qu'il n'y a rien d'urgent puisque son enfant n'est plus en crise et que le 2 ton ne serait pas utilisé.

La maman le supplie et fait presque un caprice pour que le camion fasse "pin-pon"...

Le chef d'agrès un peu agacé lui répond qu'à cette heure là on ne vas pas reveiller tout le quartier pour faire plaisir à son enfant.

La maman ne dit plus rien mais fini quand même par promettre à son enfant qu'il aurait un joli cadeau parce qu'il a été sage.

 

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Se mettre la "fièvre" sur une inter

Derniège garde aux AR... Il est 2h du mat et nous partons pour une hemorragie d'origine utérine chez une jeune femme de 24 ans.

Appartement de 20m2 avec des lits superposés, les gamins y dorment à 2 dans un lit une place. Elle, elle dort par terre sur une couverture. Ils sont en tout 8 dans l'appartement.

La jeune fille est d'origine indienne, elle présente une hemorragie sur un placenta praévia.

Comme ils disent là-bas, on s'est vraiment mis la "fièvre" sur cette intervention pour sauver la JF et son bébé.

Le lendemain, j'apprend que la jeune femme est sauvée mais que le bébé est dans un état critique.

C'était ma dernière intervention là-haut et je ne saurait jamais si le bébé à été sauvé.

27/11/2010

Dernière nuit...

Il est 2h du mat à Paris et nous partons avec l'AR (Ambulance Réanimation) pour un homme tombé du balcon d'un immeuble.

Ils faisaient tous la fête, tous avaient bu, ils jouaient à un jeu à la "con"... marcher sur la rambarde de la barrière du balcon... Il avait 26 ans et il est tombé du 6ème étage.

Ce fut sa dernière soirée...

26/07/2008

Accident de 2 roues

Départ accident 2 de roues, homme 20 ans seul en cause, saigne de la bouche et à des pertes de conscience.

Nous arrivons les collègues pompiers du CPI sont en train de masser le jeune qui est au milieu d’un champs. La moto est debout contre un arbre sur la roue avant.

accident-moto[1]


Le choc a du être puissant, car il est très « abîmé ».
Il a un important trauma au niveau de la tête ce qui lui déforme totalement le visage, et une énorme plaie au niveau de l’épaule qui s’étends jusqu’au mamelon qui laisse entrevoir les veines et artères sectionnées ainsi que la clavicule complètement fracturée.
Je met en place directement le DSA en me disant déjà dans ma tête que sa ne sert pas à grand chose… les insufflations données par le BAVU font gonfler son cou signe que la trachée est probablement sectionnée.

Au loin j’entends un cri… sa copine viens d’apprendre la nouvelle…
Elle comme lui ne sont pas d’ici.
Il était venu pour travailler en saison. Elle ést venue en vacances pour le voir…
Une histoire tragique de plus.

Le temps passe nous massons toujours, le SMUR arrive et tante tout de même une intubation et un peu d’adré… sans convictions… ce jeune est visiblement trop « amoché » nous dit le médecin.
Heure du décès 22h38…
Il laissera derrière lui la tristesse

Les interventions comme celles-ci nous laissent toujours un goût amer surtout quand la personne que vous prenez en charge à votre age. Des images sordides, mais surtout… un petit quelque chose en moi qui me dit putain de bordel de merde 22 ans…

01/07/2008

Petits plaisirs de la vie

Il y a quelques temps j’ai coupé le feu à une dame sur inter qui c’était brûlé le pied.

Elle m’a alors demandé mes coordonnées si jamais un jour elle se rebrûlait.

 

Aujourd’hui je viens de recevoir un coup de fil de cette dame pour me remercier de ce que j’ai fait… elle se porte bien et sa brûlure cicatrise bien.

 

Ce sont des petites attentions comme celles-ci qui me touchent et qui me font plaisir.

15/06/2008

Satisfaction personnelle

Nous sommes dimanche soir, il est 19h45 et tout le monde est un peu sur les nerfs et à envie de partir…sa fait depuis vendredi 19h que nous sommes de garde. Nous sommes tous réunis dans la remise en attendant 20h la fin de la garde.

Et là… les bips du premier départ sonnent… nous rentrerons chez nous un peu plus tard ce soir là…

Nous partons pour une personne reversée par une voiture.

Sur place une femme est allongée au milieu de la route un homme lui maintient la tête. J’aborde la victime et je pense tout de suite à un trauma crânien car elle n’étais pas très cohérente et désorientée. Nous l’emmenons rapidement au chaud dans le VSAB et je poursuit mon bilan. Sa tension étais dans les chaussettes et son pouls battais au taquet. Dans ma tête je pense « hémorragie interne ? la rate ?» …

Je confie à mon chef d’agrès que je le sens pas, qu’il faudrait un SMUR sur place. Au début il était septique car c’est vrai qu’elle n’avais pas l’air si mal mais… je ne sais pas pourquoi, un instinct… j’ai insisté et il a appelé une équipe médicalisée. L’attende du SMUR se fait longue et l’état de la victime se dégrade…

 

Le médecin du SMUR nous dit que la dame n’aurait pas survécu à un transport sans médicalisation et qu’elle avait très certainement un éclatement de la rate…

 

20:03 Écrit par M dans Pompier | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : pompier, intervention, smur |  Facebook |

30/03/2008

La misère et la violence sont partout

Une nuit de garde, le bip sonne avec le message « malaise lieu non protégé », je me rend à la caserne et regarde l’ordre de départ pour avoir un peu plus de précisions « crise d’épilepsie, jeune femme de 16ans ».

L’intervention se situe dans des bâtiments communaux servant de logements sociaux… logements insalubres et mal chauffés.

Nous arrivons, l’atmosphère est un peu tendue et hostile. Dans l’appartement il y a deux gros chiens attachés qui aboient juste à coté de moi qui m’occupe de la jeune fille. Il y a aussi la maman et deux hommes qui ont l’air d’avoir bu et qui crient sur la fille pour qu’elle se réveille.

La victime est allongée sur le sol crade au possible avec sur elle une couverture sale et moisie. J’essai de me concentrer sur elle et de zapper les chiens et les personnes bruyantes. Je comprend rapidement qu’elle simule un état d’inconscience puisqu’elle répond à mes stimulations et pas à celles des autres.

J’avais ma main dans la sienne tout le long de l’intervention et un climat de confiance s’est instauré juste par le toucher.

Quand nous descendons je vois que mon chef d’agrès avec les larmes aux yeux et je ne comprends pas… je lui demande ce qu’il y a et il me répond : « quand je suis rentré ils lui donnaient des coups de pieds dans la tête c’est pour sa que j’ai fait venir les gendarmes ».

Tout s’explique, cette jeune fille a simulé une crise pour échapper à tout sa…